L’Icann libéralise les noms de domaines. Opportunité ou menace ?
Savez-vous qu’internet intègre actuellement plus de 165 millions de noms de domaines ? Rappelez-vous en 2000, de nouvelles extensions disponibles (.biz et .info) permettaient de désengorger un « marché » du nom de domaine désormais saturé en 2008 sur les .ch ou .com
Mais dès 2009, l’Icann, l’organisme américain dont la gestion des noms de domaines pour le monde entier est la mission va libéraliser les extensions. Ainsi, chacun qui aura les moyens (car il s’agira d’avoir un portefeuille plutôt rempli) pourra réserver une extension « générique » telle .sex ou .music pour ensuite en faire un business très lucratif par exemple en louant les extensions à qui voudra. Le seul hic est que l’Icann annonce des chiffres étourdissants de plus de 200′000 CHF pour obtenir une de ces extensions dans un premier temps. Après la réservation des extensions les plus porteuses en terme commercial, chaque individu pourra ensuite réserver sa propre dénomination comme son nom de famille ou autre.
Subsistera bien évidemment la problématique du cybersquattage, c’est-à-dire les réservations intempestives d’extensions de marques (comme Coca-Cola par exemple) dans un objectif de profiter de leur notoriété et ainsi diriger un maximum d’internautes vers un site dont le business model sera la publicité online dont les revenus seront générés bien entendu, par la popularité dudit site !
Dans le canton de Vaud en Suisse, un député propose même de déposer rapidement une extension en relation avec la région en réservant le .vd ou le .vaud ce qui pourrait également permettre au canton de sous-louer cette extension aux particuliers.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Cette libéralisation constituera-t-elle pour vous ou votre entreprise une opportunité ou une menace ?